Née en France, l’artiste plasticienne Lucile Bertrand vit et travaille à Bruxelles depuis 2001, après avoir passé six ans à New York. Elle expose régulièrement en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Elle est représentée par Irène Laub Gallery à Bruxelles.
À travers une grande variété de supports, Lucile Bertrand interroge les notions de frontières, physiques et imaginaires, invitant aux déplacements, aux relations et aux échanges.
En effet, son travail se construit autant autour de problématiques liées à l’altérité et à la relation qu’à la violence des guerres et à leurs conséquences, à la migration et l'inégalité face aux frontières, et à l'exploitation de la planète comme du vivant. Qu'il s'agisse de tragédies quotidiennes ou de catastrophes à grande échelle, ses métaphores visuelles mettent en avant un paysage subtil et nuancé de crises politiques et humaines.
Lucile Bertrand revendique de travailler lentement pour mûrir des recherches souvent nourries de littérature et de sociologie. Malgré la récurrence de ses préoccupations, elle recourt à une grande diversité de formes et de techniques — dont l’image en mouvement. Dans chaque cas, c’est le projet qui détermine le moyen utilisé.
Sa vidéo amnesia (2014) empruntait déjà à la littérature pour examiner l’oubli et le déni suite à de grandes tragédies, tels que les génocides et certaines dictatures. Et comme dans le film Les inoubliables proposé ici, les textes étaient dits dans leurs langues d’écriture. Par contre, chaque lecteur·rice y était seul·e et de dos, accompagné·es seulement par une danseuse-témoin muette.
