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L'insidieux soleil, pour toujours
Charlotte Francoeur, Ed du Noroît
Une poésie du déplacement, du care et des héritages familiaux, entre routes, chambres d’hôpital, silences et réapprentissages. Une traversée sensible sur les manières d’habiter la présence et de transformer les héritages de l’absence.
Bleu désordre : une éthique des veilleuses
Mimi Haddam, Ed du Noroît
Traversé par une constellation de présences ambiguës, ce livre refuse les injonctions à la résilience et imagine, depuis les fractures, des formes de justice sensibles et relationnelles.
Un essai poétique sur les corps illisibles, les ruines du langage et les solidarités qui naissent dans l’éclatement.
Topolalie
Cléa Chopard, Ed. Héros-Limite
D’emblée, le recueil de Cléa Chopard échappe à toutes formes de classification : il est à la fois un récit en prose, un long poème, ou encore le relevé clinique d’une jeune femme confrontée à des expériences qui la dépassent, ce que la psychiatrie nomme des « états limites ». Tout au long du texte, la narratrice tente, via le travail de l’écriture de se dépsychanaliser.
Topolalie trace les réseaux de sens impossibles d’un corps marqué par la crise, celui de Della, amas pathologique sans biographie qui manque sans cesse de se constituer comme un personnage à part entière.
Sans chercher à les résoudre ou à les expliquer, Topolalie tente plutôt de faire résonner ces états-limites du corps, de l’être et du langage, arpentant des territoires obscurs sur lesquels la raison a peu de prises.
Un langage de la rupture – toujours prêt à s’engloutir – parvient à se cristalliser dans cet environnement instable pour donner une forme provisoire à ce qui traverse Della : son rapport à l’insomnie, les moments de crise et ceux d’anéantissement, son lien à la parole et l’absence de sens avec laquelle elle se débat.
Sangs
Luce van den Bossche, Angle Mort Editions
Désespéré, mais n’abandonnant jamais une forme de foi dans le langage et sa capacité de se réinventer sans cesse, Sangs, de Luce van den Bossche, peut ainsi être lu comme un manifeste de la résilience, ou comme, pour reprendre les termes de l’auteure, « une marée inexorable ».
Luce van den Bossche est principalement poétesse et réside actuellement au Luxembourg. Elle est une femme non-binaire transgenre dont ce recueil de pré-transition a reçu le “Prix d’encouragement” de la Fondation Servais en 2016. Ses textes ont été publiés dans des revues et des anthologies. Certains ont été traduits en allemand, espagnol et grec.



