RDV devant les Halles de Schaerbeek
Bruxelles, ville d’atterrissage
se présente comme une victoire saugrenue
où Je, désormais femme nouvelle,
brille mais en cachette.
Elle, Mwijima et ZN cherchent un appart
coincées dans le même corps
avec leurs doubles, leurs triples et leurs potes
Une coloc à Schaerbeek
parce qu’à Ixelles les prix s’envolent.
- Injonge Karangwa, Faits Divers
Il écrit comme il respire, sa colère prend la plume, son amour de la vie prend la plume, son amour de la justice prend la plume, sans complaisance, avec lucidité, avec force, sa poésie le tient debout et de le lire me tient debout, c’est un voyage dans ce que je regarde de loin avant de rentrer chez moi, c’est une prise directe avec le monde des invisibilisés, un bain de rue, un bain d’inconfort, un bain d’humanité, un bain d’insurrection, je suis admirative, subjuguée par la poésie de Jonathan qui, depuis sa précarité, parvient à jouer des mots, de la langue, une immense langue. Qui donne à voir, à sentir.
- texte : Laurence Vielle, à propos de l'écriture de Jonathan Carrier
Ce bookleg est peut-être une série de conférences sur Bruxelles faites par un guide peu soucieux de l’histoire, ou de l’exactitude, ou de la réalité en général. Il est peut-être aussi une suite de rêveries sur cette ville, à la faveur des images, des noms et des statistiques. Ou un recueil d’études alambiquées au sens alchimique, voire charlatan du terme. Ou de souvenirs rêvés. Ou de contes imaginaires. Ou de chroniques historiques conservées dans des manuscrits perdus. Ou un peu de tout ça à la fois.
Ce recueil est un cri.
Je veux des femmes enragées
qui mettent à sac des villes entières
je veux des succubes qui égorgent des rois
je veux plus de salopes et de mégères


